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    Articles les plus lus

  • Géosciences et changements climatiques
  • Développement durable et entreprises : champs à investir
  • Changement climatique et Stratégies nationales de développement durable
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  • La Lettre Climat International - Numéro 4 mai 2008
  • La Fête de la Nature les 24 - 25 mai 2008
  • Proposition de loi visant à créer un financement « performance énergétique »
  • Pour un nouvel urbanisme, la ville au coeur du développement durable
  • Vidéos du Festival Science Frontières

  • Editorial, 5 mai 2008 :
    développement durable et mondialisation

    Le développement durable répond à des urgences environnementales qui sont maintenant largement partagées. Pour ne prendre que la lutte contre l’effet de serre il est nécessaire de diminuer par 2 les émissions mondiales et par 4 les émissions des pays industrialisés. L’objectif est d’atteindre ces réductions en 2050 soit une décroissance de 3% annuelle. Quand on sait que les secteurs transport ou habitat ont augmenté leurs émissions de 1,6% sur les 20 dernières années, on mesure le changement nécessaire. Mais le problème est « systémique » car certaines solutions, comme les biocarburants de première génération, ont des effets néfastes sur le cours des céréales, du fait de compétition sur les sols agricoles. La boulimie de circuler des riches ne peut pas se faire au détriment de l’alimentation des pauvres.

    Il s’agit donc de modifier assez profondément les modes de consommations et de production, et la façon d’envisager le progrès économique et social. Ce changement ne peut être piloté par la seule réglementation pour deux raisons. La première est qu’il faut un engagement profond du comportement de chacun des acteurs ce qui incompatible avec des approches réglementation/sanction, la seconde est que ce changement doit être négocié au niveau mondial où l’on ne dispose pas d’institutions pouvant exercer cette contrainte au-delà de la souveraineté nationale. La responsabilité sociétale des organisations est donc la façon de contribuer au développement durable global. C’est dans ce contexte que de nouvelles formes de régulations émergent sur la base de quelques principes généraux :

    1. Des principes universels (droits de l’homme environnement...) que chacun s’engage à appliquer

    2. Une volonté partagée : l’opinion publique et les milieux scientifiques mettent la pression sur les gouvernants et les entreprises, et de façon croissante les consommateurs.

    3. Des processus communs pour approcher les problèmes de façon cohérente et être à même d’organiser les relations entre les différents acteurs qui doivent concourir à ce changement

    4. Une confiance dans la capacité des acteurs à appliquer ces principes et engagements et à coopérer

    5. Des systèmes d’information, une capacité redditionnelle (le terme anglais de accountability n’a pas d’équivalent parfait en français) conduisant chaque organisation à répondre à cette interrogation des parties prenantes et propres à éviter le comportement de passager clandestin pour garantir la conformité du faire avec le dire. Des certifications ou assurances sur les informations, et dans des cas précis des performances, se mettent en place.

    L’architecture des outils correspond à différents de ces objectifs. La GRI dont la version 3 vient d’être traduite en français, et la loi NRE en France correspond au point 5. L’ISO 26000 est plus orienté vers le point 3 sans aller vers la certification (5), comme d’ailleurs le SD 21000 en France. Le Global compact est orienté vers des dynamiques de progrès dans la mis en œuvre des principes internationaux (point 1). La confusion apparente actuelle tient à ce que ces différents processus se déroulent dans des réseaux différents qui aspirent chacun à être « universel ». Les cloisonnements administratifs (ONU, Union européenne, et niveaux nationaux) rendent difficiles de gérer en même temps les questions environnementales, sociales et économiques. C’est donc un processus complexe chaotique qui préside à ces constructions. Il ne doit pas susciter l’attentisme : quand ils seront d’accord je m’engagerai !

    Chaque entreprise doit au contraire s’engager pour identifier ses enjeux et maîtriser une véritable stratégie de développement durable et être placé dans un monde qui change profondément, mais dans lequel il y aura des gagnants et des perdants. Jouer le développement durable et la RSE c’est jouer gagnant... Mais ce n’est pas un jeu.


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    Articles à la une :
    Allocution inaugurale : forum développement durable en Côte d’ivoire

    Le 9 avril 2008 par Christian Brodhag | 141 visites

    Introduction au développement durable et intérêt de la Côte d’Ivoire à s’engager dans ce sens. La conférence s’appuie sur une présentation powerpoint



    Propos conclusifs séminaire Droits de l’Homme et responsabilité sociétale
    Le 1er mars 2008 par Christian Brodhag | 224 visites

    En conclusion des 3 jours de travail du Séminaire sur la Responsabilité sociale des entreprises dans l’espace francophone organisé à Rabat le 28 29 février et 1er mars 2008 par l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme, des Grands témoins ont été invités à tenir des propos impertinents et des réflexions qu’ils tirent de l’ensemble des débats. Christian Brodhag a proposé une vision plus positive de l’entreprise, de la mondialisation ou du développement durable qui sont traditionnellement vu comme nécessitant la multiplication des contraintes et des contrôles, mais qu’une approche positive gagnante/gagnante devait aussi être développée.



    Ouverture du séminaire Droits de l’Homme et responsabilité sociétale
    Le 28 février 2008 par Christian Brodhag | 190 visites

    En introduction des 3 jours de travail du Séminaire sur la Responsabilité sociale des entreprises dans l’espace francophone organisé à Rabat le 28 29 février et 1er mars 2008 par l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme, Christian Brodhag a été mené à ouvrir les débats au nom du gouvernement français. Il a rappelé l’ensemble des droit universels civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, en évoquant les apports dans la constitution française de la Charte de l’Environnement. Il a évoqué les base de l’approche de la RSE qui pourrait fonder une approche commune francophone : le caractère universel, indivisible et interdépendant des droits de l’homme, la nécessité d’une RSE s’appuyant sur les convention internationales, et l’objectif de développement durable de la RSE.



    Réponses à vingt et une questions sur les moyens de relever le défi de l’adaptation aux changements de l’environnement planétaire
    Le 14 janvier 2008 par Christian Brodhag | 251 visites

    En reprenant les questions posées, il y a cinq ans, l’auteur fait le bilan des progrès et des obstacles rencontrés dans la mise en œuvre du développement durable et les suites de Johannesburg. Certaines réponses ont été apportées par la communauté internationale dans son ensemble mais aussi par les pays francophones. Malgré une progression certaine, des obstacles restent identifiés dus aux cultures des organisations. La question des Stratégies nationales de développement durable est développée. Quelques questions nouvelles, non identifiées avant le Sommet de Johannesburg, sont aussi évoquées : l’éducation, les modes de production et de consommation et la responsabilité sociale. Cet article fait partie numéro spécial Liaison Énergie-Francophonie numéro 76 « Plan d’application de Johannesburg : Où en sommes-nous 5 ans après ? » édité par l’IEPF coordonné par Harvey L. MEAD, Commissaire au Développement Durable du Québec. Ont aussi participé au numéro : Fatimata DIA TOURÉ, Sidi Sosso DIARRA, Philippe LE PRESTRE, Pascal Valentin HOUENOU, Claire SABOURIN, Alain Édouard TRAORÉ, Patricia CHAVES, Lisa JANISHEVSKI, Annie CUNG, Jo MULONGOY, Amel MAKHLOUF, Claude VILLENEUVE, Saâd BELGHAZI, Michel RICARD, Tighe GEOGHEGAN, Yves RENARD, David Samuel NJIKI NJIKI.



    Développement durable territoire et biomasse
    Le 10 janvier 2008 par Christian Brodhag | 465 visites

    Présentation Powerpoint présentée lors d’un séminaire du CEMAGREF le 9 janvier 2008. Elle fait le point sur le développement durable et les mécanismes de sa mise en oeuvre notemment au niveau du territoire. Les énergies renouvelables comme la biomasse nécessitent à la fois une gouvernance locale impliquant un plus grand nombre d’acteurs et des processus d’évaluation partagée.



    Sciences sociales et développement durable
    Le 20 novembre 2007 par Christian Brodhag | 538 visites

    Quelle peut être la contribution des sciences sociales au développement durable ? Décisive si elles savent s’emparer des questions essentielles ouvertes par ce nouveau concept et surtout forger les outils nécessaires pour transformer en profondeur la société. Sans se laisser engluer dans de vains débats car ce qui est en jeu ce sont les paradigmes qui structurent les couches les plus profondes de nos sociétés. Bouleversant les relations humanité/biosphère, effaçant les frontières entre savant et profane, sciences dures et molles, connaissances certaines et incertaines... le développement durable appelle un changement de civilisation. Peu étonnant que les conservatismes mobilisent pour le contrer la plus grande force du monde : l’inertie intellectuelle.

    Paru dans Responsabilité & environnement n°48 - Octobre 2007, pp10-16



    Changement climatique et Stratégies nationales de développement durable
    Le 13 novembre 2007 par Christian Brodhag | 915 visites

    La Division Développement Durable du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies -(UN DESA DSD) a organisé un séminaire sur l’intégration du Changement climatique dans les Stratégies nationales de développement durable à New York les 12 et 13 novembre 2007.

    Quatre des participants au séminaire ont présenté leur contribution devant le 2ème commission de l’Assemblée générale des Nations Unies : Ms. Le-Yin Zhang, Département des politiques de développement, University College London ; Mr. Rolph Payet, Conseiller spécial du Président, Seychelles ; Mr. Mohan Munasinghe, Vice-President du GIEC, Sri Lanka ; Christian Brodhag, Délégué interministériel au développement durable, France.

    On trouvera l’ensemble des interventions sur le site site d’UN DESA et ci après mes interventions en Français et en Anglais.



    La science est au cœur du principe de précaution
    Le 8 novembre 2007 par Christian Brodhag | 644 visites

    Quelques 20 ans d’activités sur le principe de précaution



    Energie, climat et développement durable
    Le 16 mai 2007 par Christian Brodhag | 1878 visites

    Réflexions sur les solutions énergétiques du problème climatique après l’échec de la Commission du développement durable

    Document sans nom
    Réalisation : Edouard Brodhag