Les outils d’évaluation de la biodiversité et des services écosystémiques recommandés aux entreprises : compromis entre crédibilité, pertinence et légitimité

Certaines entreprises développent, testent, promeuvent des outils d’évaluation de la biodiversité et des services écosystémiques comme aide à la décision. L’efficacité et les apports concrets de ces outils restent cependant à démontrer. Dix-huit outils recommandés aux entreprises sont évalués sur la base de trois dimensions caractéristiques de l’efficacité des interfaces connaissances-décision : la crédibilité, la pertinence et la légitimité. L’analyse quantitative des scores met en évidence des tensions entre ces trois dimensions ainsi que des différences de profils selon : l’implication ou non d’entreprises lors de la conception de l’outil, les types de résultats produits (qualitatifs, monétaires, non monétaires, combinés) et la finalité d’usage de l’outil (diagnostic, pilotage et communication externe).

Anastasia Wolff, Natacha Gondran et Christian Brodhag, « Les outils d’évaluation de la biodiversité et des services écosystémiques recommandés aux entreprises : compromis entre crédibilité, pertinence et légitimité », Développement durable et territoires [En ligne], Vol. 8, n°1 | Avril 2017

 

Biographie et publications

scholar research-gate hal-logowikipedia

 

Ma page sur Wikipedia, ma biographie officielle.

Ma page personnelle sur Google Scholar qui fait état des citations et donne aussi accès à ceux qui me citent. Certains pourront être surpris de mes publications dans le domaine des céramiques spéciales, activité scientifique que j’ai mené en parallèle de mes activités militantes jusqu’au début des années 1990.

Une page donnant aussi accès à mes publications sur ResearchGate.

Enfin vous trouverez ci-dessous l’ensemble de mes publications réalisées dans le cadre de mes recherches sur HAL.

La double dimension procédurale et substantive de l’ISO 26000

Résumé : L’élaboration des lignes directrices (guidance) sur la responsabilité sociétale ISO 26000 est un processus de négociation multi-acteurs. Elle sera considérée dans le cadre de la théorie de l’acteur réseau où les participants, ainsi que les éléments de la négociation, peuvent être considérés comme les actants « médiateurs » d’un réseau hybride. L’article citera quelques exemples d’éléments de négociation en appui à cette thèse. Il permettra de poser les conditions de sa mise en œuvre, et de la nécessité de reproduire des processus collectifs dans des formes semblables à celles qui ont permis son élaboration, tout en considérant la plus grande importance prise à ce niveau par des questions substantives.

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Développement durable et responsabilité sociétale : de la contradiction au dépassement

Contribution aux premiers ateliers sur la contradiction.
Une nouvelle force de développement en science et société
Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne, 19-21 Mars 2009

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Réponses à vingt et une questions sur les moyens de relever le défi de l’adaptation aux changements de l’environnement planétaire

En reprenant les questions posées, il y a cinq ans, l’auteur fait le bilan des progrès et des obstacles rencontrés dans la mise en œuvre du développement durable et les suites de Johannesburg. Certaines réponses ont été apportées par la communauté internationale dans son ensemble mais aussi par les pays francophones. Malgré une progression certaine, des obstacles restent identifiés dus aux cultures des organisations. La question des Stratégies nationales de développement durable est
développée. Quelques questions nouvelles, non identifiées avant le Sommet de Johannesburg, sont aussi évoquées : l’éducation, les modes de production et de consommation et la responsabilité sociale.
Cet article fait partie numéro spécial Liaison Énergie-Francophonie numéro 76 « Plan d’application de Johannesburg : Où en sommes-nous 5 ans après ? » édité par l’IEPF coordonné par Harvey L. MEAD, Commissaire au Développement Durable du Québec. Ont aussi participé au numéro : Fatimata DIA TOURÉ, Sidi Sosso DIARRA, Philippe LE PRESTRE, Pascal Valentin HOUENOU, Claire SABOURIN, Alain Édouard
TRAORÉ, Patricia CHAVES, Lisa JANISHEVSKI, Annie CUNG, Jo MULONGOY, Amel MAKHLOUF, Claude VILLENEUVE, Saâd BELGHAZI, Michel RICARD, Tighe GEOGHEGAN, Yves RENARD, David Samuel NJIKI NJIKI.

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Développement durable territoire et biomasse

Présentation Powerpoint présentée lors d’un séminaire du CEMAGREF le 9 janvier 2008. Elle fait le point sur le développement durable et les mécanismes de sa mise en oeuvre notemment au niveau du territoire. Les énergies renouvelables comme la biomasse nécessitent à la fois une gouvernance locale impliquant un plus grand nombre d’acteurs et des processus d’évaluation partagée.

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Bataille sur les normes automobiles

La Commission européenne devrait proposer « une norme de 120 g de CO2 par kilomètre, en 2012, pour les nouveaux véhicules ». Une telle norme équivaut à une consommation de 4,5 litres/100 km pour un moteur diesel (ou à 5 l/100km pour un moteur essence).
La chancelière allemande s’oppose pour soit disant défendre son industrie automobile.
Pour en rajouter Stavros Dimas, le commissaire européen à l’Environnement, vient d’annoncer son intention de remplacer sa Mercedes Benz de fonction par un modèle moins polluant, vraisemblablement une hybride japonaise.
Les industriels européens de l’automobile sont en faveur d’un objectif de 140 g de CO2/km à l’horizon 2012, bien au-dessus de l’engagement volontaire.

Est-ce si inaccessible ?

Le parc des automobiles neuves vendues en France a l’une des consommations et des émissions de CO2 par km les plus faibles d’Europe 150 g de CO2/km en 2004 contre 161 pour l’Europe des 15, c’est-à-dire inférieure de 11 g CO2/km à la moyenne européenne, et très inférieure à celle, par exemple, du Danemark (166), de l’Allemagne (173) ou de la Suède (198).

Les constructeurs française sont dans le peloton de tête des vendeurs des voitures les moins polluantes. Les voitures vendues par les constructeurs français en France (actuellement 145 g CO2/km) se rapprochent (diminution de 1 g/an ) des objectifs volontaires déjà fixés par l’Europe pour 2008 (140 g CO2/km) et 2012 (120 g CO2/km).

En 2005, les constructeurs avaient pour leurs ventes européennes les résultats suivants : Fiat 145 g, PSA 145,6 g, Renault 148 g, GM 157,6 g, Toyota 159 g, Ford 161,7 g, Volkswagen 162,1 g, Daimler 178 g et BMW 186 g.
On peut remarquer que si le modèle spectaculaire hybride Toyota Prius n’emmet que 104 g de CO2/km) l’ensemble de la gamme de Toyota est à 159 g.

Certes les véhicules hybrides sont chers. Mais on sait bien que la consommation automobile haut de gamme est une consommation ostentatoire, un signal social plutôt qu’une utilité réelle.
Au nom du principe de responsabilité commune mais différentiée, les voitures haut de gamme devraient être toutes hybrides et les plus petites voitures moins chères avec une motorisation plus légère (la Smart n’emmet que 101 g de CO2/km). Mettons en phase la demande et l’offre avec les exigences des changements climatiques.

Mais nos constructeurs ne se trompent-ils pas dans leur stratégie, au lieu de valoriser leur performance ils régressent. Je viens d’adresser un courrier à Carlos GHOSN, le Président de NISSAN et de RENAULT, pour protester contre la publicité offrant durant ce premier trimestre, 50 000 km de carburant pour l’achat d’un X-TRAIL Columbia 2.2 dCi 4×4 neuf, un véhicule qui emmet plus de 200 g CO2/km. Cela constitue une incitation à la consommation d’énergie et la pollution.
Cette proposition commerciale survient quatre ans après une campagne télévisuelle « Roulez sans compter », incitant à une utilisation systématique d’un véhicule RENAULT, pour des déplacements urbains de proche voisinage, et deux ans après la campagne « Bouger ça enrichit, 40 000 km de carburant offerts pour l’achat d’une RENAULT Mégane dCi ». J’avais déjà adressé le 14 janvier 2005 à Louis SCHWEITZER, le prédécesseur de M. Carlos GHOSN, semble-t-il sans effet, sur les publicitaires de ces marques qui n’ont rien compris à la responsabilité sociale de leur entreprises devant les changements climatiques.

Sustainable development cognitive map: a new method of evaluating student understanding

Abstract:

Purpose – Owing to its complexity, sustainable development (SD) cannot be simply integrated as a supplementary course within the engineer’s curricula. The first aim of this paper is to focus on how to reflect pedagogically this complexity. After dealing with these questions, the paper aims to present a tool that can evaluate the student’s understanding of SD concepts.

Design/methodology/approach – A method of analysis of a student’s sustainability’s comprehension, based on cognitive maps, has been developed. The students are asked to write and connect by arrows all the terms that they associate to the concept of SD. The assessment of the aforementioned cognitive maps is based on an approach via semantic category.

Findings – This study shows that the students’ perception of SD before the training seems mainly focalised on environmental and economical aspects. After the SD course, an increase of the number of words quoted is noted for each category (social and cultural aspects; stakeholders, principles of SD and allusions to complexity, temporal and spatial dimensions). Their vision seems richer and wider. The training seemed successful to help the students who did not associate SD to diverse dimension to improve this perception.
Practical implications – This cognitive map method can be a useful tool to improve learning in quantitative terms but also in qualitative terms. Identifying knowledge gaps and misunderstood ideas allows the improvement in the training.

Originality/value – This study presents a new method that can be used to evaluate the impact of training sessions on students. Another advantage is to analyse how the student’s knowledge are interconnected. This seems particularly interesting because the study of this transdisciplinary concept as well, necessitates an integrated vision.

Keywords: Cognitive mapping, Education, Sustainable development, Training

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