Science, société, politique et innovation quelques articles

Je propose à votre lecture quelques-uns de mes articles récents. Sur la science et l’innovation en relation à la société.

Une opinion dans le Monde sur la relation entre science et société pour la transition et les enjeux du climat et de la biodiversité. Je refuse la collapsologie catastrophiste et démobilisatrice ou l’illusion d’une dictature scientifique. J’en appelle à une démocratie éclairée, qui éclaire les institutions et les citoyens par la connaissance scientifique : une science de la durabilité qui accompagne les solutions de terrain.

Dans ma chronique de Valeurs Vertes de mars je dénonçais le négationnisme car il n’est plus question de scepticisme,  et la duplicité politique qui consiste à affirmer des politiques pro-climat et adopter des mesures contradictoires.

L’innovation est devenue un impératif pour accélérer la transition écologique et énergétique et lui donner un contenu concret. J’ai ouvert dans Construction 21 un dossier sur l’innovation pour la ville.

Ce dossier qui réunira une vingtaine d’article de professionnels, d’experts et de chercheurs éclaire ce débat. Dans un premier article « Innovation et transitions, de quoi parle-t-on ? » je développe notamment la notion de systèmes d’innovation qui permet seule de rendre compte de la complexité des mécanismes d’innovation, notamment des déterminant de l’éco-innovation. Dans un second article consacré à l’« Innovation financière : les nouvelles régulations économiques du climat » je présente le référentiel de la TFCD qui va orienter les investissements et les entreprises pour la prise en compte des risques climatiques.

Enfin une transcription, plus longue que prononcée, de mon réquisitoire contre la collapsologie que j’ai présenté lors d’une séance inspirée du « tribunal des générations futures » organisée à Saint-Etienne qui mettait en accusation un collapsologue. 

One Reply to “Science, société, politique et innovation quelques articles”

  1. Merci pour le partage de vos articles en relation avec la science et l’innovation.
    J’ai personnellement une vision différente des raisons pour lesquelles les éco-innovations de rupture sont systématiquement rejetées par les sociétés.
    J’ai 75 ans, en fin de vie et bien conscient des problèmes environnementaux depuis 50 ans sans jamais réussir à me faire entendre.
    Le gaspillage d’énergie :
    A 25 ans, j’étais responsable de la conception des systèmes hydrauliques sur les modèles de pelles hydrauliques fabriqués en Belgique.
    A la suite de la première crise pétrolière, on a commencé à développer des technologies qui permettent de réduire la consommation des véhicules, mais on ne les a pas mis en œuvre.
    Voir mon site : http://www.recyclonslesjoules.eu
    Le gaspillage d’eau :
    J’ai développé une modification du robinet qui donne accès à l’eau chaude aussi vite que si vous avez un bouclage de ECS, mais sans aucun gaspillage d’eau ni d’énergie.
    Voir : https://www.construction21.org/france/articles/fr/brevets-l-alternative-ecologique-aux-boucles-ecs-l-eau-chaude-plus-vite-vers-le-seul-robinet-qui-la-demande.html
    Dans la plupart des bâtiments publics et des grosses habitations, on utilise un bouclage de l’eau chaude pour réduire le temps d’attente, une solution qui consomme 5 à 20 KWh/jour.
    En été on chauffe les murs avec un bouclage d’eau chaude en même temps qu’on refroidi la pièce avec un climatiseur, le comble du gaspillage dans la plupart des bâtiments publics.
    J’ai récemment été invité à déjeuner avec Monsieur Bruno Tisserand, président d’EurEau. Il m’a demandé comment je réussissais à réduire le temps d’attente à ce point, mais je n’ai rien révélé. Le marché de l’eau, c’est 90 % de frais fixe et 10 % de frais variables, donc ceux qui vendent l’eau n’ont aucun intérêt à voir diminuer la consommation.
    Le gaspillage des talents :
    Pour tenter de préserver notre environnement nous avons besoin de fédérer tous les talents, de plus de transparence, d’interdire les contrats de travail qui empêchent un employé de divulguer des innovations en faveur de l’environnement, d’introduire une notion de « crime contre l’environnement », etc. J’ai connu plusieurs inventeurs qui sont mort avec leurs idées faute d’avoir trouvé une structure de confiance pour protéger leurs droits. J’ai déjà dépensé plus de 300 000€ pour développer mes projet écologiques sans recevoir la moindre aide, j’ai d’autres idées mais je ne trouve plus une raison de les divulguer.
    Trop d’écologistes et de responsables politiques comptent sur les sociétés pour trouver des innovations en faveur de l’environnement alors que le rôle d’une société est de générer un profit. Il est vrai que les sociétés sont les mieux placées pour développer les projets innovants mais la préservation de leur profit passe avant la préservation de l’environnement.

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