Mise en avant

Paul Vergès avocat passionné de la cause climatique

Paul Vergès vient de nous quitter au moment où se déroule la COP, coïncidence malheureuse pour un homme engagé très tôt pour la cause climatique. J’avais eu le privilège de travailler avec lui lors de son initiative parlementaire sur le climat en 2001. Il avait créé l’ONERC l’observatoire sur les changements climatiques qu’il avait présidé pendant de longues années. Cet institut servait de support aux experts français du GIEC.
Comme délégué interministériel dès 2004 j’avais la tutelle de l’ONERC et j’ai dû le défendre contre quelques attaques de basse politique. Il m’avait fait confiance en se plaçant au-dessus de ces querelles, et nous avons réussi à sauver l’Observatoire sans bruits inutiles.
Avocat passionné de cette cause climatique, et tribun talentueux, je prenais toujours plaisir à l’entendre. Il nous manquera a tous.

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Mise en avant

Transition énergétique

Je viens de participer à l’enregistrement d’un CLOM (MOOC) sur la transition énergétique par l’Institut Mines Télécom. J’ai contribué à l’introduction du module 3-3 « Instruments de politiques publiques ».

Il peut être trouvé en 5 modules courts sur Youtube

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Mise en avant

Participation aux deuxièmes assises ivoiriennes du développement-durable à Abidjan du 12 au 14 octobre

Le-premier-ministre Daniel Kablan Duncan a ouvert les travaux des deuxièmes assises ivoiriennes du développement-durable. Il annoncé la création d’un prix de l’entreprise socialement responsable labélisé par la Côte d’Ivoire. Il a développé sa vision « faire en sorte que le développement durable s’ancre dans tout le corps social afin que chaque citoyen devienne un acteur responsable qui contribue à l’équilibre entre la qualité de l’environnement, l’efficacité économique et le progrès social ».

Les assises se sont focalisées sur les ODD et sur les avantages compétitifs et la contribution du secteur privé Ivoirien à travers le RSE.

Les assises ont permis de larges échanges entre les acteurs publics et les entreprises. Le patronat ivoirien était représenté par le Dr Traoré BAKARY le président de la Commission GRSE de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). Ce dernier a participé à la rédaction de l’ISO 26000, membre de la délégation de Côte d’Ivoire il avait été actif dans le réseau francophone.

Modérateur de la session inaugurale, j’ai contribué à la table ronde sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) en rapportant l’engagement de la Francophonie et de l’Institut Francophone du Développement Durable sur la réalisation des ODD. J’ai développé les enjeux de la facilitation Science technologie et innovation des Nations-Unies et de l’importante pour les pays de se doter d’un dispositif STI adossé aux processus de mise en œuvre des ODD. J’ai aussi présenté le portail Construction21 en contribution à l’ODD11 sur la ville durable et l’objectif de l’ouverture d’un portail Côte d’Ivoire

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Reportage télévision ivoirienne RTI ; Site Facebook du ministère

Présentations :

Science, technologie et innovation (STI) pour les Objectifs de développement durable (ODD)

Initiatives pour l’innovation et la ville durable : ODD11

Mise en avant

Soutien de Arnold Schwarzenegger

Un projet auquel j’ai consacré beaucoup d’énergie a franchi aujourd’hui une étape déterminante en Algérie. Les transferts de technologie et la diffusion des solutions les plus performantes est déterminante dans la lutte contre les changements climatiques et le développement durable. C’est dans ce sens que j’ai initié le média social www.construction21.org qui vise la diffusion de l’innovation et les transferts de connaissances et de techniques en vue de l’objectif de développement durable n°11 : ville durable. En partenariat avec l’ONG R20 « Régions pour l’action climatique » nous avons ouvert le portail Algérie. Arnold Schwarzenegger président fondateur de l’ONG R20 est venu remettre les prix de la construction algériens qui sélectionne les projets qui représenteront l’Algérie au concours international ouvert au vote actuellement. img_1619

Il a aussi donné le coup d’envoi à Oran le 26 septembre d’un mastère spécialisé sur l’économie verte de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. En signant le protocole de coopération entre le R20, l’Ecole Nationale Polytechnique d’Oran (ENPO) qui accueillera la première promotion et l’Ecole des Mines Arnold Schwarzenegger a marqué son soutien à une formation originale connectée avec les initiatives du R20. Ce mastère spécialisé de la Conférence des Grandes Ecole vise à former des gestionnaires de portefeuilles de projets sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la gestion durable des déchets. La rentrée de la première promotion est prévue le 2 novembre à Oran. Les 22 apprenants sélectionnés qui appartiennent à des collectivités, administrations, associations et fondations, vont permettre à la fois un renforcement de capacité et le déploiement de projets d’économie verte au service de l’Algérie.

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Présentation mastère : De gauche à droite au premier plan : Bruno LEGER, Directeur Institut Fayol, Ecole des Mines de Saint-Etienne. Dr Michelle MONGO, responsable pédagogique du mastère, Ecole des Mines de Saint-Etienne. M. Abdelghani ZAALANE, Wali d’ORAN. M. Arnold SCHWARZENEGGER président fondateur de l’ONG R20 « Régions pour l’action climatique »

Cette formation vise à accompagner concrètement des projets et les rendre « banquable ». Un certain nombre d’entre eux seront financés par la Fondation Leonardo DiCaprio (LDF), dans le cadre des 100 projets https://100projectssite.wordpress.com/ enpo-as-emse

Photos ENPO AS EMSE : après la signature de l’accord tripartite : de gauche à droite Pr. Abdelbaki BENZIANE, Directeur de l’Ecole Nationale Polytechnique d’Oran (ENPO). Arnold SCHWARZENEGGER président fondateur de l’ONG R20 « Régions pour l’action climatique ». Bruno LEGER , Directeur Institut Fayol, Ecole des Mines de Saint-Etienne. Christian BRODHAG, Directeur de Recherche Ecole des Mines de Saint-Etienne, responsable scientifique du mastère, président de Construction21

Revue presse en ligne

http://www.elwatan.com/actualite/environnement-de-retour-a-oran-arnold-schwarzenegger-satisfait-des-avancees-realisees-27-09-2016-329536_109.php

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5233949&archive_date=2016-09-27

http://www.algerie-focus.com/2016/09/environnement-arnold-schwarzenegger-parraine-signature-dun-memorandum-a-oran/

http://www.aps.dz/regions/46828-oran-m%C3%A9morandum-d%E2%80%99entente-et-de-collaboration-entre-l%E2%80%99ong-r20-et-des-industriels

http://www.lexpressiondz.com/actualite/250641-le-tri-selectif-des-dechets-est-economique.html

http://www.maghrebemergent.com/actualite/breves/fil-maghreb/63926-algerie-un-memorandum-de-collaboration-sur-la-valorisation-des-dechets-entre-l-ong-r20-et-des-industriels-a-oran.html

http://www.radioalgerie.dz/news/fr/content/88999.html

Vidéo : http://www.lebuteur.com/videos/index?id=2571

 

Que disait le grand économiste Alfred Sauvy il y a 40 ans sur les limites de l’économie.

La revue Challenge titre sur les contre-vérités en économie en s’appuyant sur « Le négationnisme économique » l’ouvrage de Philippe Cahuc et André Zylberberg sur « Le négationnisme économique »  défend la thèse que l’opinion publique et les politiques publiques s’appuient sur des contre-vérités économiques. Par idéologie ou par intérêt, beaucoup de politiques, de patrons ou d’universitaires nieraient ainsi les connaissances scientifiques apportées par la science économique.

Cet ouvrage suscite une large polémique.

Le postulat défendu par les auteurs est que la science économique serait aujourd’hui devenue une science expérimentale au même titre la physique ou la médecine. Des protocoles rigoureux et le mécanisme de revue par les pairs des publications scientifiques lui garantiraient ce statut de science expérimentale à part entière.

Les auteurs ont raison de dénoncer que des faits scientifiquement établis ne servent pas de base aux choix politiques. Mais cela ne concerne pas que l’économie. Il n’est qu’à considérer comment la science écologie est ignorée par ceux qui prétendent confier la gestion des écosystèmes aux… chasseurs et par les économistes eux-mêmes. A l’heure où le populisme dénonce l’establishment, il est nécessaire de renforcer les bases scientifiques et rationnelles des décisions publiques, pour en renforcer la légitimité.

Mais l’économie qu’elle soit expérimentale ou économétrique est loin de pouvoir revendiquer le rôle du guide unique des politiques. Alfred Sauvy écrivait  il y a plus de 40 ans un texte qui répond en partie au débat présent.

« Les calculs les plus logique sur les choses, pénurie ou abondance, aggravation ou amélioration des conditions laissent de côté la réaction des hommes, certes souvent énigmatique, mais facteur essentiel. (…)

Le modèle est, comme son nom l’indique, sinon une perfection, du moins un guide, une lumière. (…) Sous des noms différents, ils existent depuis Quesnay ou Petty, pour ne pas remonter à Platon. Mais depuis un demi-siècle, ils constituent à la fois la grande récréation et le moyen de pousser les savoirs, c’est-à-dire, pour employer le langage économique, la consommation et l’investissement.

Pain merveilleux, qu’un dieu partage et multiplie ! Chacun peut avoir le sien, secret ou communiqué à d’autres, et y trouver le moyen de rêver ou de se rassurer.

Certains modèles se propagent selon la loi des rumeurs et de contagions et connaissent un engouement plus ou moins durable. A ce stade, les uns et les autres peuvent ajouter, à chaque construction, des ailes, des clochetons et des enjolivures. Le modèle ne consomme rien, sinon un peu de matière grise, n’a aucun caractère polluant (…).

Les auteurs de modèles se complaisent dans l’onanisme de l’abstraction de peur de s’accoupler avec la montreuse réalité.

Un risque existe cependant, lorsque cet instrument, cet exercice, s’apprête sans précautions, à entrer en application. Certes, aucun ministre des finances, aucun chef de gouvernement ne cèdera émerveillé par les suggestions d’un économiste présentant un modèle… modèle, assurant la solution optimale, y compris l’insaisissable félicité des hommes. Mais la pénétration lente d’idées suggérées par la douce abstraction n’est pas sans danger. »

L’origine de ce texte ? En 1974, j’achevais mes études à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne et j’ai été chargé de la publication de la plaquette que l’Association des élèves éditait chaque année. J’avais choisi le thème de la croissance. Alfred SAUVY n’avait pas fait de contribution originale mais avait permis la publication de bonnes feuilles de son livre « Croissance Zéro ». Il avait fait quelques rajouts (à la main dans la marge) dont cette  phrase d’une grande actualité, dont je n’ai pas trouvé trace ailleurs et donc qui m’est restée comme un cadeau personnel : « les amateurs de modèle se complaisent dans l’onanisme de l’abstraction de peur de s’accoupler avec la monstrueuse réalité. »

Il y avait aussi un article original de Michel Rocard. J’avais commis un article qui prônait … l’économie circulaire. Oui il y a 40 ans !

Alfred Sauvy-1974-la population in plaquette croissance

Travail en cours

Bienvenue sur mon nouveau site personnel. J’ai abandonné SPIP au profit de wordpress. Je remercie mon fils Edouard et Florent Breuil qui m’ont accompagné dans ce changement. Le nouveau site est en cours de développement. Il faut reprendre tous les liens internes, mettre les mots clés, récupérer les fichiers attachés, corriger les dates de publication… cela va prendre quelque temps.

Si vous avez le moindre problème, signalez le dans les commentaires, et reportez vous à mon ancien site qui reste accessible jusqu’à la fin du processus de transfert à l’adresse suivante : http://www2.brodhag.org/

 

Un article inconnu de Michel Rocard

En 1974, j’achevais mes études à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne et j’ai été chargé de la publication de la plaquette que l’Association des élèves éditait chaque année. J’avais choisi le thème de la croissance.

Le Club de Rome venait de publier en 1972 le « Rapport MEADOWS » :The Limits to Growth (littéralement Les limites à la croissance), traduit malencontreusement en français par « Halte à la croissance ? ». Le débat sur la croissance était vif en France comme au niveau européen. Sicco MANSHOLT Président de la Commission des communautés européennes avait fait la promotion du bonheur national brut.

Continuer la lecture de « Un article inconnu de Michel Rocard »

Soutien à l’innovation

Un rapport sur la politique Française d’innovation

Les conclusions du rapport sur les dispositifs de soutien à l’innovation en France de Suzanne Berger, intitulé « Reforms in the French industrial ecosystem » ont été remises à Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le 20 janvier 2016. Ce regard d’une chercheure du MIT est intéressant et remet en cause certains dogmes.

Le crédit impôt recherche qui est central dans le dispositif français de soutien à la recherche développement et l’innovation est considéré comme un moyen de retenir les activités de recherche des grands groupes en France. Ce qui justifie de ne pas le focaliser sur les PME. Or « en Allemagne, il n’existe pas de crédit d’impôt recherche et pourtant les entreprises allemandes trouvent des avantages dans l’écosystème industriel qui les incitent à rester ». C’est donc aussi une question d’écosystème et de relations entre la recherche et le monde économique.

Plus loin dans le rapport Suzanne Berger note des limites dans le rôle du CEA Tech et sa façon de transférer les technologies vers les PME. « il n’est jamais ressorti de ces entretiens que les entreprises suivaient une courbe d’apprentissage entraînant l’acquisition de nouvelles compétences au cours de leur collaboration avec le CEA Tech. ». Or il semble essentiel que le processus de transfert renforce la capacité de l’entreprise en matière d’innovation.

Ces deux éléments renforcent mon engagement et ma conviction qu’il est nécessaire d’aborder cette question sous la forme de systèmes d’innovation, où des acteurs du système coopèrent et échangent informations et connaissances… Il ne s’agit pas seulement d’ouvrir un réservoir de technologie et de les pousser sur le marché grâce à un financement ad hoc. Il s’agit de mobiliser des systèmes d’innovation plus complexes, pouvant porter aussi des innovations organisationnelles ou des modèles de marché, des technologies frugales et des solutions hybrides, et s’appuyant sur une diversité d’acteurs publics et privés dans une logique d’innovations plus ouvertes.

La dernière des 9 recommandations de Suzanne Berger est sans doute la plus importante : « Mettre les clients au cœur du système de transfert, pas les technologies ».
Il apparait en effet nécessaire de renverser la logique, et s’intéresser aussi aux innovations tirées par le marché et la demande, ou par des objectifs publics et partagés comme ceux du développement durable et des transitions énergétiques et environnementales. Ces systèmes d’innovations plus ouverts peuvent s’appuyer aujourd’hui sur les médias sociaux d’Internet. C’est ce qui m’a poussé à développer www.construction21.org dans le domaine de la ville durable ou www.francophonieinnovation.org pour la coopération avec les pays en développement. C’est dans cet objectif que j’envisage la mise en place à l’Ecole des Mines d’une Chaire d’excellence internationale : sur la formation et le renforcement de capacité pour l’économie verte.

L’avenir de la planète en discussion aux Nations Unies

La négociation sur les processus de mise en œuvre de l’accord de Rio 2012 se déroule actuellement aux Nations Unies à New York. Loin du barnum de Rio, la négociation porte sur des questions importantes, dans laquelle la discrétion française ne manque pas d’inquiéter. A Rio les entreprises et les ONG françaises se bousculaient pour jouir du spectacle et accompagner une délégation officielle importante. Aujourd’hui à New York, je n’ai croisé que le syndicaliste français Thierry Dedieu qui intervenait dans la délégation des syndicats internationaux. Alors que les diplomates et experts des autres pays sont les même depuis plus de 10 ans, la France les renouvelle à un rythme tel qu’elle met en péril sa capacité de compréhension et d’influence.
Pour avoir une influence dans les processus internationaux la France devrait à la fois pousser au plus loin ses objectifs dans l’agenda européen, être présente dans les différents processus de négociation en cours à la fois par sa diplomatie et les experts gouvernementaux et par les acteurs de la société civile dont le rôle est reconnu dans les institutions Onusiennes. Enfin sur certains sujets faisant consensus les pays francophones peuvent être mobilisés.

Rappelons le résultat principal de Rio 2012 l’universalisation du développement durable, sa généralisation (mainstreaming) dans toutes les politiques, et toutes les organisations du système des Nations Unies. Les objectifs de développement du millénaire qui avaient été formalisés en 2000 vont se muer en objectifs de développement durable qui engageront après 2015 à la fois les pays en développement, en transition et développés. Un segment politique de haut niveau examinera un rapport mondial du développement durable et devrait consolider la mise en œuvre du développement durable à tous les niveaux du système des Nations Unies et des pays, aux niveaux locaux et des entreprises. La négociation va fixer les modalités de ces dispositifs et celles d’autres politiques : financement du développement durable, le transfert de technologies… Le cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables (10YFP) se déploie actuellement dans différentes filières : tourisme, construction… et différentes activités marchés publics, information du consommateur… Enfin les questions climatiques et de biodiversité sont envisagées au cœur de chacune de ces politiques.

Mais si le discours met en avant la vision intégrée, holistique et systémique du développement durable, s’il est question de renforcer de la coordination et de la cohérence des politiques, la réalité est tout autre avec le maintien des approches en silo et la concurrence entre les organisations.
L’approche du développement durable par les 3 piliers économique, social et environnemental oublie l’approche intégrée. Elle se résume actuellement à savoir quel est le pilier prioritaire, et donc qu’elle organisation du système des Nations Unies doit prendre le leadership. La Banque Mondiale est évidemment positionnée, elle qui avait soutenu et financé les Stratégies de lutte contre la pauvreté qui ont empêché l’émergence des Stratégies de développement durable. Elle promeut la comptabilisation du capital naturel qui « parle » le discours du développement, et non plus celui de l’environnement, en justifiant son efficacité par le fait qu’elle permet ainsi d’en dessaisir les Ministères de l’environnement au profit de ceux des Finances et de la Planification (sic).

Plus largement l’universalisation du développement durable risque de noyer l’environnement sous l’agenda du développement le plus traditionnel. La France semble adhérer à cette tendance en se faisant représenter à New York par Annick Girardin la secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie.

La France a abandonné la vision intégrée du développement durable au profit d’agendas séparés : transition écologique et lutte contre l’effet de serre, responsabilité sociétale des entreprises, coopération et développement… Elle a oublié qu’elle a été le premier pays à expérimenter en 2005 un processus de revue par les pairs de sa stratégie de développement durable qui est l’option envisagée aujourd’hui.
En mettant tous ses moyens dans la seule préparation de la 21ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qu’elle organisera en décembre 2015, la France oublie que l’agenda du développement durable offre des leviers d’actions pour découpler le développement de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre : transfert de technologies, financement du développement durable, changement des modes de consommation et production, responsabilité sociétale… Ces leviers seront autant d’arguments pour le succès de la négociation.

Rappelons-nous que le débat à Kyoto en 1997 avait opposé les « politiques et mesures » d’un côté et le marché des permis d’émission de l’autre. Les Etats-Unis ont imposé le second sans jamais s’y plier eux-mêmes. Depuis capté par les macro-économistes le débat se réduit trop à l’opposition entre marché des permis ou taxe carbone en ignorant les politiques d’accompagnement. En s’enfermant dans la seule Convention climat ou oublie que la réduction par 4 des émissions des pays développés passe par un changement profond du mode de développement. C’est de cela dont il est question à New York.

Plus sur le site des Nations Unies

Responsabilité sociétale un élément de la gouvernance du développement durable

Les lignes directrices pour la responsabilité sociétale (RS) ISO 26000 fait la synthèse entre deux logiques l’une fondée sur les parties prenantes et un comportement éthique et l’autre plus institutionnelle visant à aller plus loin que la conformité au droit. Déclinée au niveau de chacune des organisations la RS peut être un élément de la gouvernance du développement durable.

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